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Pleurer pour Rien , Ca ne vaut Rien .

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M0RPHIINE-BRUTE

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*25



Je n'aime pas ces regards froids, que tu me jette, qui me blaissent. Je n'aime pas ces cigarettes, tous ces romans que tu lis. Je n'aime pas que tu sois loin, et encore moins quand tu es ivre. Que tu me dises ce qu'on m'a dit, que tu n'as pas ta place dans ma vie. Tu te trompes. Même s'il y a des froideurs, ce n'est pas pour ça que mes mains tremblent, c'est pas pour ça que mes yeux pleurent, c'est pas pour ça que je faiblis. Mais ta folie me fait rire. J'ai froid quand mes mains tremblent. La chaleur me manque. Ta peau contre la mienne. Je te hais de me haïr. Je t'aime de me le dire. Et Je te hais quand tu me hais. Mais je t'aime que tu m'aimes.



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#Posté le mercredi 26 mars 2008 07:02

Modifié le mercredi 26 mars 2008 14:17

*24



C'est bête mais tout à l'heure, en attendant le bus, je me suis assise sur le rebord d'un trottoir et j'ai regardé les voitures passer. Tu sais cette façon étrange de regarder les choses bouger, comme si tout était en mouvement perpétuel mais pas toi. Comme si j'étais figée dans le temps, et que tout continuait de prendre vie, sauf moi. J'aurais pu mourir, le monde ne se serait pas arrêter, rien n'aurait changé. Et je crois que si la chanson n'avait pas pris fin, je n'aurais même pas vu que le bus était devant moi. Mais rien n'a changé. Je me suis assise, toujours coupée du monde dans ce bus, sans prêter aucune attention à ce qui se passait à mes côtés. Et puis je suis descendue et une chanson triste et nostalgique s'est mise en route. J'avais l'impression d'être dans un film. La pauvre fille qui avance sans but après un grand désespoir, perdue dans le temps. J'avais l'impression d'être un fantôme transparent qui ne fait pas partie de cette vie. Un peu comme si lorsque l'on regardait la télé sans le son. Elle a raison de dire que notre façon d'agir est fausse. Et ce soir on se dit qu'il n'y a rien de plus beau que la sincérité. Que ces mots que l'on crache nous aiderons peut-être à sauter. A sauter toujours plus haut pour rattraper nos sourires dissipés. A pleurer mais de joie, a vivre mais vraiment. Peut-être que ces mots dépasseront ce manque, peut-être que ces mots nous ouvrirons les yeux et peut-être même qu'ils libéreront nos coeurs. Peut-être que la plus belle surprise de ma vie sera d'être étonnée. Etonnée de voir que ce à quoi je m'accroche fermement se révélera plus solide que je ne l'aurais cru. Et peut-être que cette fois je ne tomberais pas. Peut-être que cette fois je me retournerais, avec un vrai sourire et que je le regarderais, me sourire aussi. Et peut-être que finalement on sera heureux, et amoureux. Ou peut-être pas.



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#Posté le samedi 22 mars 2008 12:03

*23



Cette journée a été plus calme que ce que je n'aurais cru. Je parle déjà de journée même s'il n'est que midi, parce qu'on est samedi, et que cette après midi je vais essayer de ne pas penser, de ne pas réfléchir car je suis déjà desséchée. Je ne peux pas me permettre de pleurer encore. Mais le calme règne. Les gens ne parlent pas beaucoup ce matin. Les esprits divaguent, la fatigue commence à se faire sentir dans les gestes. Quelques feuilles qui effleurent le sol laissent entendre passer le vent, mais le calme reste paisible. Les voitures ne font pas de bruit, et les chiens n'aboient pas. Les personnes âgées ne font pas la conversation d'une fenêtre à l'autre. Les magasins sont vides mais ouverts. Les cimetières paraissent aussi agréables que les parcs. On n'entend pas la télé ou la radio des jeunes un peu sourds pour leur âge. Tout est calme. J'aurais voulu appuyer sur la Rembobiner mais je crois que je me suis trompée, j'ai appuyé sur la touche Silencieux. Je ne sais pas comment on fait pour l'enlever. Mais je ne sais pas non plus comment fait on pour retourner en arrière. Il n'y a qu'une touche que je connais c'est celle où il est écrit en italique Pleurer. Sauf que je l'ai condamné avec du scotche, beaucoup de scotche pour ne plus appuyer dessus. Alors il ne me reste plus qu'à avancer et faire avec. Ou sans.


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#Posté le samedi 22 mars 2008 11:40

*22



Azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn. Les lettres du clavier. Je savais pas quoi écrire d'autre. Je ressens pourtant cette envie de déverser des mots dans tout les sens, sans aucun sens le plus souvent. Le c½ur vide qui s'anime d'une absence quelconque et superflue. Je me languis. Je traîne en T-shirt troué, le claquement bruyant de ma porte me rit au nez. Je vagabonde dans mon couloir, pieds nus, les cheveux attachés d'une manière improvisée. Y'a pas de place pour le bonheur dans mon chez moi. L'amertume, la paresse, le pathétique, l'inutile comblent chaque recoin de mes murs peints. Le vernis rouge qui s'en va et des cernes qui maquillent mes yeux abîmés. Les souvenirs s'imprègnent jusque sous mes os. Je suis blanche, il ne manque plus que l'arrêt de mon c½ur pour obtenir le statut de cadavre. Ça m'irait bien. Je ne cris plus sur tout les toits mon Toi. Tu le vois bien que le ciel n'est plus à ma portée. Même mon plafond paraît bien haut. J'ai du tomber bien bas. A force de le racler, y'a que le sol qui supporte le poids des absurdités que je transporte et la torture que je m'impose. Les ombres que laissent les nuages ne me protègent plus de rien. Il pleut. Je suis trempée. Pourtant je confond encore mes pleurs avec les gouttes de pluie. C'est si beau de pleurer sous l'orage. Mais mon chagrin ne me secoue que lorsque les rayons du soleil se retirent et s'en vont se cacher au loin. Pensez vous que me lever à une heure du matin et sortir en pyjama dépareillé, pantoufles au pied pour aller fumer et pleurer dehors m'enchante ? J'irai passer ma tête sous l'eau du robinet alors. J'ai de la poussière comme compagnon la nuit. Tu crois que je dors ? Les plis sur mon oreiller et mes draps défais ne t'apprenne donc rien ? J'ai débranché mon réveil aussi. Il n'indiquait pas l'heure. Il m'infligeait le temps qui passe avec horreur. Vous avez l'heure s'il vous plaît ? Je baisse mes volets avec acharnement. Je ne veux pas savoir si le jour s'est levé ou si la nuit surveille nos mouvements. De toute façon je n'ai plus que la notion du rien. Ce vide vital dont j'ai besoin. Les rires des passants, les disputes des couples, le ricanement de vieilles dames sur le banc, les hurlements de gamins, le klaxon des voitures mal garées, les oiseaux qui chantonnent. Tu crois que tout ces gens me voient, accroupie, carnet en main, à gribouiller de mes mots l'énormité de l'être humain ? J'écris sur mes bouleversements. J'y rajoute des fautes d'orthographes. Ça fait genre émoi et tourments qui sortent du c½ur, sans rectifications et sans les blabla du beau parleur. Ou alors ça fait juste fille mauvaise en orthographe. Des feuilles blanches et un stylo m'attendent sur ma couverture froissée. Je vais aller griffonner quelques mots. Ou des dessins conceptuels tiens. Je met la B.O de Pearl Harbor en fond sonore. Au fait, vous ne trouvez pas que les mots "chuchoter" et "saupoudrer" sont magnifiques ? Ils renvoient à une sorte de retenue, de réserve et de pudeur masquée. Ça me plaît. Je réfléchis à une chute pour cet article. Nbvcxwmlkjhgfdsqpoiuytreza. Les lettres du clavier. Je savais pas quoi écrire d'autre. Enfin vous savez quoi.



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#Posté le samedi 22 mars 2008 04:00

*21



Oui je sais, à cet instant précis tu as froid. Et tu t'inquiètes. Tu observes les minutes et les heures s'écouler sur ton radio-réveil. Aussi loin que tu puisses t'en souvenir, tu as toujours détesté cet objet. Déjà deux heures trente du matin. A en croire le message que tu viens de recevoir sur ton portable, tu n'es pas la seule à ne pas trouver le sommeil cette nuit. Finalement, tu décides d'allumer une énième cigarette. Au point où tu en es, tu as du mal à imaginer que cela puisse te tuer. D'ailleurs tu n'y penses même pas. Te voilà à la fenêtre de ta chambre. Ton silence n'est perturbé que par les allés et retours de quelques voitures. Tu souris, rassurée, il y a encore de la vie ce soir. Ce n'est pas grand chose, mais c'est déjà ça. Encore un regard sur l'heure, il est maintenant deux heures quarante-cinq. Consternée, tu en rallumes une. D'ailleurs demain, il faudra en racheter. Ton ventre et tes muscles te font mal ce soir. Ils pèsent autant que le poids des heures. Tu te sens alors entièrement prisonnière de tes douleurs et de ce temps. Oui, c'est ça. Tu ne contrôles plus rien. Sans doute parce que tu n'es pas grand chose.



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#Posté le lundi 17 mars 2008 11:43

Modifié le lundi 17 mars 2008 12:16

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